Comment choisir
Les outils coupants pour utiliser dans les bois.

Le 18 décembre 2007, par James



Hache, hachette, scie, machette, couteau : Que choisir, qu’est-ce qui marche ou ne marche pas.

Selon la région du globe dans laquelle vous vous trouvez, ou bien où vous voyagez, et selon votre raison d’être en plein air (sports, métier, aventure, bushcraft, art des bois, vie sauvage, vie primitive, reconstitution historique, cas de survie, etc..) vous aurez certainement besoin d’outils très différents pour vivre dans la nature. Il ne fait aucun doute qu’un outil tranchant est une première nécessité, pour plein de raisons différentes, la première étant de se chauffer.

Commençons donc une revue des divers outils possibles et voyons quelles tâches leurs sont adéquate.

Outils

Couteau de poche


image

Le couteau de poche prend peu de place, peu de poids, et est facile à toujours avoir sur soi. On rencontre dans cette catégorie des multi-lames, comme de simples gros couteaux, avec ou sans ressort, avec ou sans cran de blocage de la lame. On rencontre aussi des couteaux outils (Leatherman, et dérivés) qui sont bien pratiques dans beaucoup de situations modernes. Un des désavantages est, lorsqu’on n’y prend pas garde une tendance a se fermer sur les doigts, et bien sur, une résistance limitée aux mauvais traitement. N’ayez foi en aucun système de blocage, quoi que raconte les fabricants, un couteau pliant se plie, et les meilleurs systèmes s’encrassent ou prennent du jeu, vous êtes prévenus, ce sont vos doigts.

Un Swiss knife Ou un Opinel, ou un Spyderco Military peuvent s’avérer bien utilesl [Pocket Knives].

Couteau Droit


image

Le couteau droit ne se ferme pas. Il corrige les désavantages du couteau pliant, au prix de volumes et poids généralement plus élevés. Il est généralement plus disponible (porté à la ceinture ou au cou. Normalement, on peut facilement l’utiliser pour couper en tirant, en poussant, ou en frappant. Les nordiques ne mettent pas de garde, et utilisent leurs couteau seulement pour couper en tirant ou frapper par l’arrière, ce qui est une attitude saine

Pour cet article, on appellera couteau droit un couteau de moins de 7" ou 17.5cm.

La plupart des experts US de survie et certains français considèrent que 7" est la taille optimale. D’autres préfèrent 4" (10cm), ce qui est plus facile a porter, mais ne permet pas de couper en frappant.

Les émoutures qui vont bien sont généralement convexes ou de type scandinave, car elles permettent un bon travail du bois tout en restant extrêmement coupantes.

Une classe spéciale de ces couteaux, est ce que les fabricant appellent couteaux de survie, qui sont des couteaux fournis avec plein de gadgets inutiles, manches creux, scie sur le dos, ou encore surdimensionnés souvent au détriment du pouvoir de coupe et de la solidité. La mode en a été lancée par le film Rambo. Il est bon de rappeler que le but premier d’un couteau est de couper, pas de servir de barre a mine ou de réservoir à fil de pêche.

Une autre catégorie est celle des couteaux dit "tactiques" dont le design est fait pour plaire/faire peur aux militaires ou aux civils terrorisés. Ne vous y trompez pas, le look ne rend pas un couteau plus coupant, les lames a formes en crochet ou wharncliffe n’ont que très peu d’utilité. La seule utilité semble être de rassurer le porteur, bon c’est moins chimique que le prozac et ca fait vivre l’artisanat... c’est un autre sujet !

Bien sur, les couteaux droits peuvent être bâtonnés pour couper de grosses pièces de bois (de même que certains pliants) La construction devra être suffisamment solide pour l’usage prévu. Certains veulent que le couteau soit bâtonnable par le manche, pour l’enfoncer dans les rondins, mais c’est encore une question de choix, de la même manière, certains idolâtrent des couteaux qui ne coupent pas pour leur solidité, ce qui est tout de même a mon avis une marque de manque de bon sens.

Certains préfèrent une lame lourde et résistante pour un usage de brute, d’autre sont a la recherche d’une lame fine maniable coupante avec une pointe pour les travaux fins de bushcraft (Art des bois).

Les discussions sur "quel est le meilleur couteau" prennent des centaines de milliers de pages sur Internet, elles ont eu lieu de tous temps et en tous lieux, et la seule vraie réponse est "Celui que l’on a avec soi, avec lequel on se sent a l’aise, et qui fait ce que l’on a à faire".

J’aime les Nordic knives [Knives].

Couteaux de camp, machettes, golok, parang, kukri


image

Ce sont de très gros couteaux don l’utilité principale est de couper de la végétation, élaguer des arbres ébrancher des troncs, couper du bambou. Ils sont souvent plus utilises dans les environnements tropicaux, équatoriaux ou de maquis.

Les tailles vont de 8 " (20 cm) a 30" (75cm).

Quand on en choisi un, il faudra réfléchir a l’ergonomie et au poids, ainsi qu’a la portée. Il est très important de privilégier le confort sur la puissance. Car souvent lorsqu’on a besoin d’un tel outil, on s’en sert pendant de longues périodes, et les vibrations fatiguent, les mauvaises poignées créent des ampoules, accroissant le danger du maniement.

Ces outils sont extrêmement dangereux, du fait des longueurs de coupant. Il est bon de se munir d’un bâton de protection lorsqu’on en utilise un. Ils sont aussi en général impressionnants pour le public, ce qui réduit aussi le champs d’utilisation possible.

Mon préféré est sans aucun doute le Golok Parang, [Big blades].

Hatchette


image

La hachette est un bon choix pour les petits travaux. Une hachette et une machette sont des outils de puissance comparable. La hachette sera plus discrète a porter et tout aussi efficace dans un climat nordique. C’est cependant un outils dangereux si on n’y prend pas garde, comme tous les outils de coupe frappée qui ne permettent pas de part leur longueur, la protection du sol. L’assortiment hachette légère petit couteau droit remplace facilement un grand couteau, c’est une question de goût.

Le modèle que je préfère en ce moment est celui fait par Cegga, sur un Design De British-Red, membre de BushcraftUK

Japanese Nata Azumagata cleaver and Massano Keiryu knife. [Hachettes]

Haches

Selon la région du globe dans laquelle vous vous trouvez, ou bien où vous voyagez, et selon votre raison d’être en plein air, vous aurez certainement besoin d’outils très différents pour vivre dans la nature. Il ne fait aucun doute que qe domaine de la hache est la coupe d’arbre et le travail du bois, comme en charpenterie traditionnelle. La hache est un outil puissant pour son poids. Et du poids, il peut y en avoir, car une petite hache avoisine déjà le kilogramme. Elles sont parfaites pour couper des arbres, ébrancher des troncs, fendre, mais pas vraiment pour couper massivement une végétation dense, ou une machette est plus utile. Les haches peuvent être extrêmement spécialisées, les haches a fendre n’ayant pas le même usage que les haches de bûcheron, ou celles de charpentier.

Aussi Gränsfors Bruks Small Forest Axe VS Roselli Long Axe. [Axes]

Plus sur les haches : Bush Craft : Outdoor Skills and Wilderness Survival.

Scies


image

Une alternative aux outils de coupe frappée est la scie. Les scies sont souvent plus efficaces et bien plus sures que les outils a tranchant de frappe. De la scie fil SAS, a la scie de bûcheron, en passant par les scies pliantes, il existe une scie pour chaque usage. Avec un peu de technique, on peut fendre du bois avec une scie plus rapidement qu’avec une hachette et en fournissant moins d’effort.

 [Saws]

Le choix

Les outils que l’on transporte doivent simplement être adaptés à l’environnement que l’on va rencontrer, et le temps que l’on compte y passer (en incluant le facteur risque, et donc en prévoyant). Le poids est un facteur de première importance lorsqu’on est a pied. Il conviendra donc de faire attention au poids total. d’autre par la redondance matérielle est un facteur de sécurité. Abandonnez tout de suite l’idée qu’il existe un couteau qui peut tout faire parfaitement. le bon outil correspond a ce que l’on en fait. a vous de savoir ce que vous en faites.

Un bon outil n’est pas nécessairement ultra cher. on trouve de très bon couteaux a 10 euros et de très bonnes haches a 40 euro et de très inutilisables à 1000 euro.

Ne tombez donc pas dans le panneau marketing des super aciers de l’espace, du tactique (en France , pas bon de se défendre au couteau !), des couteaux industriels ultra chers ou de l’artisanat au prix de l’or. RIEN ne justifie de payer un couteau plus de 150 euro, sauf si il est incruste de diamant et dore a l’or fin, mais la c’est pas un couteau que vous cherchez ! Et 150 c’est le grand maximum ! Méfiez vous des nouvelles formes inventées, si en 10000 ans de coutellerie on l’a pas trouvé avant, c’est que ça ne servait pas non plus.

Quelques marques qui vont bien à prix raisonnables : couteaux Suisses Victorinox ou Wenger, Opinels, Mora of Sweden, machettes Tramontina, goloks et parangs Indonésiens, kukris Népalais, haches et hachettes Wetterlings ou Gransfors bruks, couteaux Jaarvenspaa, Maartinii, Helle etc...

Les trucs vraiment importants

Une hache, une scie, un couteau doivent être maintenus tranchants apprenez donc a les affiler !

La dureté, la résistance du tranchant, dans une certaine mesure, on s’en fiche, cela fait bien d’en discuter dans les forums, mais sur le terrain, les matériaux a couper n’y font pas attention. ! c’est bien d’avoir un couteau a HRC 63, mais a quoi ça sert si ça prend 10 fois plus de temps a aiguiser ? de 50 a 57 c’est facile a aiguiser sur place, en dessous c’est un peu mou (mais utilisable) au dessus un peu dur (mais utilisable aussi). Si l’on se sert d’un brunissoir, on pourra maintenir le tranchant longtemps, même (et surtout) sur des lames peu trempées.

Sur le terrain, une pierre, un rebord de vitre, une poterie, un bout de bois chargé de terre ou de sable fin peuvent servir à aiguiser, si l’acier n’est pas trop dur, un coup de brunissoir ou de fusil maintiendra son tranchant au niveau des aciers "de l’espace", poudres et autres...

Il est important de maintenir le tranchant des outils de frappe au plus poli, alors qu’un couteau qui coupe en va et vient peut bénéficier d’un tranchant plus grossier.

Après, on se doit de faire avec ce que l’on a. Si on arrive à se couper avec un couvercle de boite de conserve, c’est que ça coupe autre chose que les doigts. Si on n’a pas de hache mais une scie, on fait du petit bois en coupant une branche à moitie a 40 cm du bout en la frappant. Si on n’a pas de hache mais un couteau, on bâtonne le dos du couteau pour le faire pénétrer, et cela marche bien.

Il est important de se rappeler que la personne qui utilise l’outil fait partie de l’équation qui mène au succès, et que l’outil n’est performant que si l’on s’en sert bien. A ce titre les goûts est les habitudes de chacun influeront de manière considérable sur les choix que chacun fera pour rester efficace.

par James

Le site est affiché en français avec ses sections françaises seulement, sachez qu’il existe cependant beaucoup à découvrir dans la version Anglaise.

À propos de cet article

James
Dernière mise à jour le :
15 septembre 2008
Statistiques de l'article :
popularité: 9 /100
3 visiteurs aujourd'hui
6085 visiteurs cumulés
Toutes les versions de cet article :
English
Écrire une nouvelle traduction de cet article

Mots-clés :
, , , , , , , , ,

Dans la même rubrique

Affilage, aiguisage et affûtage des couteaux ou comment faire pour que ce couteau coupe !
Comment choisir Les outils coupants pour utiliser dans les bois.
Travail et sécurité en utilisant des outils tranchants.